Entre VTC et VTT, l’hésitation est logique. Les deux familles de vélo répondent à des usages très différents, mais les fiches techniques disent rarement ce qu’on ressent vraiment sur le guidon. Sur bitume lisse, sur piste roulante ou dans un chemin cassant, le comportement change du tout au tout. Ce guide complet sert à choisir avec méthode, sans se laisser piéger par un discours trop vague, ni par une simple mode liée à la mobilité du moment.
Le vrai sujet n’est pas seulement la forme du cadre ou la largeur des pneus. Il faut regarder la comparaison entre position de conduite, rendement, confort, entretien, budget et type de terrain. Un VTT peut paraître rassurant en magasin, puis devenir pataud sur 25 km de voie verte. Un VTC peut sembler polyvalent sur le papier, puis montrer ses limites dès que le sol se dégrade vraiment. Pour éviter cet achat mal calibré, on va décortiquer les usages, les sensations, les composants et les coûts, avec une ligne simple : la bonne machine est celle qui colle à ton quotidien réel.
En bref ⚡
- 🚴 VTT : meilleur choix pour sentiers, cailloux, racines, descentes et terrains accidentés.
- 🛣️ VTC : plus à l’aise sur route, pistes cyclables, chemins stabilisés et trajets mixtes.
- 📏 Roues : souvent 26 à 29 pouces en VTT, généralement 28 pouces en VTC.
- 🛞 Pneus : crampons larges pour le grip en VTT, section intermédiaire de 28 à 35 mm en VTC.
- 💶 Budget : dès 300 € pour un VTT correct, dès 250 € pour un VTC d’entrée de gamme.
- 🔧 Entretien : plus soutenu sur un VTT utilisé hors route, plus simple sur un VTC roulé au quotidien.
- ⚙️ En électrique, le choix reste le même : usage urbain et mixte pour le VTC AE, pratique plus engagée pour le VTT AE.
VTC ou VTT : quelle différence change vraiment la conduite au quotidien ?
La première vraie fracture entre VTC et VTT, ce n’est pas le look. C’est la manière dont le vélo réagit sous toi à 15 km/h dans une côte urbaine, puis à 30 km/h sur une piste roulante. Un VTT a une géométrie plus nerveuse, un cadre pensé pour encaisser, et des pneus larges qui collent au sol. Sur un passage en terre meuble, ça rassure immédiatement. On sent du grip, du contrôle, et cette capacité à laisser filer la roue avant sans que tout se dérobe. Techniquement, c’est le bon outil dès que le terrain devient cassant.
Le VTC joue une autre partition. Sa position plus droite soulage le dos après 45 minutes de roulage et offre une meilleure vision en ville. Le guidon place naturellement les épaules, la selle se montre souvent plus accueillante, et l’ensemble paraît moins physique. Sur route, il roule plus librement. On sent moins de résistance au roulement qu’avec un VTT chaussé de gros crampons. Le rendement est clairement meilleur sur les surfaces propres. Pour un usage de mobilité, de balade et de trajet maison-bureau, c’est souvent plus intelligent.
Le cadre dit aussi beaucoup. En VTT, on trouve une structure robuste, taillée pour les chocs répétés. En VTC, l’aluminium ou l’acier visent la polyvalence avant tout. Cette différence se ressent au freinage. Sur un chemin forestier humide, le VTT garde plus de sérénité. Il ne se tortille pas, il absorbe mieux, il reste plus stable quand la roue tape une racine ou une pierre. En face, le VTC tient bien sur du gravier compact, mais atteint plus vite sa zone de confort maximale dès que le relief secoue franchement.
Il faut aussi parler des roues. Le VTT existe souvent en 26, 27,5 ou 29 pouces. Le VTC tourne majoritairement en 28 pouces. Une grande roue lisse mieux les irrégularités et garde une bonne inertie sur route. Mais sans pneu adapté ni vraie suspension, ça ne fait pas de miracle en descente caillouteuse. Voilà le piège classique : croire qu’un VTC peut tout faire parce qu’il s’appelle “tout chemin”. Non. Il peut faire beaucoup. Il ne sait pas tout faire bien.
Pour un lecteur qui hésite encore, imagine deux profils. Julien roule 18 km par jour entre avenue, piste cyclable et canal stabilisé. Il transporte parfois un sac, roule même sous la pluie, et veut un vélo simple. Le VTC est logique. À l’inverse, Sarah sort le week-end en forêt, cherche de la motricité dans les montées, aime les passages irréguliers et les descentes nerveuses. Le VTT s’impose. La bonne comparaison n’oppose pas deux produits. Elle oppose deux vies.
Ce point est décisif, car beaucoup achètent un modèle surdimensionné pour leur pratique. Résultat : un VTT de 14 kg avec pneus cramponnés devient bruyant, lent et fatigant sur route. À l’inverse, un VTC léger de 11 à 13 kg montre ses limites dès qu’on lui demande de filtrer des impacts répétés. Le ressenti n’est pas anecdotique. Il conditionne le plaisir et la fréquence d’usage. Un vélo qui te donne envie de rouler deux fois plus est toujours le meilleur achat.
Pour ceux qui élargissent leur réflexion à l’univers de la mobilité, il peut être utile de lire aussi ce dossier sur les innovations qui transforment les transports et les déplacements. On comprend vite pourquoi les vélos polyvalents gagnent du terrain dans les usages mixtes. Mais il faut garder la tête froide : la polyvalence reste une affaire de compromis, pas de magie. C’est précisément ce qui mène à la section suivante.
🔧 Point clé : plus le sol se dégrade, plus l’avantage mécanique du VTT devient net.
Choisir entre VTC et VTT selon le terrain, la posture et les sensations de pilotage
Le terrain tranche plus vite que n’importe quelle brochure. Sur une piste cyclable sèche, un VTC file proprement. À 25 km/h, on sent une direction saine, moins de traînée, et une cadence plus facile à tenir. Les pneus intermédiaires gardent assez d’adhérence pour un chemin blanc ou une voie verte, sans pénaliser le rendement. En clair, si ton parcours est composé à 70 % de route ou de surfaces roulantes, le VTC a souvent une vraie avance en agrément.
Dès que le décor change, le verdict devient plus sévère. Un sentier en sous-bois avec feuilles humides, quelques marches naturelles, des cailloux instables et une pente à 8 % remet tout à plat. Le VTT respire là où le VTC commence à subir. Les pneus larges à crampons mordent le sol. La fourche télescopique filtre les petits chocs. Le cintre large donne plus de levier. On garde de la précision dans la roue avant, et ça change tout quand la trajectoire se referme. Techniquement, le VTT offre une marge de sécurité que le vélo tout-chemin n’a pas sur ce type de profil.
La posture mérite un vrai détour. Sur un VTT, le buste penche davantage. Cette position favorise la répartition des masses et aide à charger l’avant dans les enchaînements. Sur un passage technique, ça se sent tout de suite : le vélo répond plus vite, on peut délester, corriger, relancer. Le revers, c’est le confort sur de longues liaisons urbaines. Après 1 heure sur revêtement monotone, certains poignets chauffent, le cou se tend, et la position devient moins détendue qu’avec un VTC.
Le VTC, lui, met le corps dans une posture plus verticale. Le bassin travaille moins, les cervicales restent plus tranquilles, et l’environnement est mieux visible. En circulation dense, c’est un vrai plus. Pour les trajets domicile-travail, les courses ou les sorties calmes en campagne, ce confort n’est pas un détail. C’est même souvent le point qui décide de la régularité d’usage. Un vélo agréable à basse intensité devient vite un compagnon de semaine. Un vélo trop radical finit parfois accroché au mur du garage.
Le comportement au freinage renforce cette séparation. Beaucoup de VTT modernes reçoivent des freins à disque efficaces, parfaitement adaptés aux relances et aux descentes. Le levier est plus franc, le dosage plus net, surtout quand le sol est humide. Les VTC bien équipés disposent aussi de freins à disque, mais certains modèles plus accessibles restent plus orientés confort que gros freinage. Pour un usage mixte à rythme modéré, cela suffit. Pour une pratique nerveuse, il faut être plus exigeant sur l’équipement.
Les accessoires comptent également. Garde-boue, porte-bagages, béquille, éclairage : le VTC accepte naturellement cet arsenal. Pour la ville et la randonnée légère, c’est redoutablement pratique. Tu peux charger un sac, rentrer du marché, partir sur une journée de balade et garder un vélo cohérent. Le VTT, lui, préfère le minimalisme. Il veut respirer, bouger, encaisser. Lui ajouter trop d’équipements peut le dénaturer. Voilà pourquoi le vélo polyvalent gagne souvent le match du quotidien, alors que le tout-terrain garde l’avantage dès que la sortie devient sportive.
Si tu t’orientes vers une version assistée, la logique reste identique. Le VTC électrique garde son intérêt sur route et chemins roulants. Le VTT électrique prend la main quand il faut de la motricité et du contrôle. Pour affiner ce point, consulte aussi ce guide dédié au VTT KTM électrique, utile pour comprendre comment la motorisation change la perception du relief. Une assistance ne corrige pas un mauvais choix de base. Elle amplifie les qualités, mais aussi les défauts du vélo choisi.
🏁 Repère simple : si tes sorties ressemblent plus à une randonnée roulante qu’à une sortie engagée, le VTC prend l’avantage.
Comparaison technique : pneus, suspensions, freins, poids et performance réelle
La performance d’un vélo ne se résume jamais au nombre de vitesses. Sur le terrain, ce qui compte, c’est l’équilibre entre pneus, géométrie, suspension, poids et qualité du freinage. Le VTT part avec des arguments clairs : pneus larges, souvent cramponnés, dimensions de roues allant de 26 à 29 pouces, cadre solide, et suspension avant ou complète selon la gamme. Sur une descente rapide, on entend le travail du pneu, on sent la roue avant absorber, et le vélo garde du cap. C’est mécanique, concret, et très loin du simple argument marketing.
Le VTC, lui, joue la carte du compromis technique. Ses roues de 28 pouces favorisent la vitesse de croisière. Ses pneus de 28 à 35 mm cherchent le bon dosage entre rendement et accroche. La sensation dominante, c’est la fluidité. Ça ronronne moins qu’un VTT, ça glisse mieux sur l’enrobé, et ça consomme moins d’énergie sur les longues portions stables. Pour quelqu’un qui roule 20 à 40 km lors d’une sortie du week-end, cette efficacité devient vite un avantage majeur.
La suspension change tout dans le ressenti. Un VTT rigide reste simple et abordable, mais un semi-rigide avec fourche télescopique constitue souvent le vrai point d’équilibre. Il absorbe les impacts avant, reste relativement léger, et conserve un bon rendement. Le tout-suspendu monte encore d’un cran en confort et en motricité, surtout sur terrain cassant. En revanche, il coûte plus cher, pèse plus lourd et réclame un entretien plus pointu. Pour une pratique occasionnelle en forêt, ce n’est pas toujours rationnel.
Le poids pèse justement plus lourd qu’on le croit dans une comparaison. Un VTC peut afficher 2 à 3 kg de moins qu’un VTT équivalent. Dans la vraie vie, cela se sent à chaque redémarrage, dans chaque escalier, et quand il faut ranger le vélo dans un appartement ou un local étroit. La maniabilité à basse vitesse s’en ressent aussi. Le VTT compense par sa stabilité et son grip. Le VTC compense par sa facilité d’usage. Deux philosophies. Deux réponses techniques cohérentes.
Le tableau ci-dessous aide à poser les bases sans tourner autour du sujet :
| 🚲 Modèle | 💶 Prix d’entrée | 🛞 Roues / pneus | ⚙️ Suspensions | 🧭 Terrain idéal | 🔧 Entretien | ⭐ Verdict |
|---|---|---|---|---|---|---|
| VTT rigide | ≈ 300 € | 26 à 29 pouces, crampons larges | Aucune | Chemins simples, sentiers secs | Moyen | Bon pour débuter hors route |
| VTT semi-rigide | ≈ 600 € | 27,5 ou 29 pouces, pneus accrocheurs | Fourche avant | Forêt, relief, terrain accidenté | Moyen à élevé | Le meilleur compromis sport |
| VTT tout-suspendu | 2000 € et + | Larges pneus à crampons | Avant + arrière | Descente, sentiers techniques | Élevé | Très efficace, cher à maintenir |
| VTC classique | ≈ 250 € | 28 pouces, 28 à 35 mm | Légère ou aucune | Ville, route, chemins stabilisés | Faible | Excellent pour la polyvalence |
| VTC équipé randonnée | 500 à 1500 € | 28 pouces, pneus mixtes | Selon version | Balades longues, usage quotidien | Faible à moyen | Le plus cohérent pour beaucoup d’usages |
L’entretien doit aussi entrer dans l’équation. Un VTT utilisé dans la boue ou la poussière use plus vite transmission, plaquettes et roulements. Un nettoyage négligé après une sortie humide peut coûter cher en quelques mois. À l’opposé, un VTC roulé principalement sur route demande moins d’attention. Pour ceux qui aiment la mécanique fine, ce parallèle avec l’automobile aide à comprendre la logique de réglage et d’usure, comme on peut le voir sur ce dossier consacré au réglage précis d’un carburateur moteur. La machine récompense toujours l’entretien sérieux.
Ce qui ressort de cette lecture technique est simple : le VTT domine en adhérence et en contrôle. Le VTC domine en rendement et en usage large. Il n’y a pas un vainqueur absolu. Il y a un vélo plus cohérent que l’autre selon ton profil réel. Et c’est encore plus visible lorsqu’on ajoute l’électrique au débat.
⚠️ À retenir : un vélo trop spécialisé te donne souvent moins de plaisir qu’un vélo un peu moins spectaculaire mais parfaitement adapté.
VTT électrique ou VTC électrique : moteur, autonomie, budget et usages en 2026
Le passage à l’assistance électrique ne brouille pas le match. Il le rend encore plus net. Un VTC électrique vise les trajets mixtes, la ville, les courses, le vélotaf et les balades roulantes. Son moteur aide proprement dans les faux plats et les relances. À 20 ou 25 km/h, on sent une poussée douce, sans brutalité, avec une posture qui reste reposante. Pour un utilisateur qui roule 4 jours par semaine, c’est souvent le meilleur outil de mobilité. Il accepte facilement un panier, un siège enfant, ou des sacoches.
Le VTT électrique répond à une autre logique. Le moteur y sert moins à “aller plus vite” qu’à conserver du rythme là où le relief casse les jambes. Dans une montée pierreuse, on sent le couple moteur tirer proprement, la roue arrière chercher de la motricité, et le vélo grimper avec une aisance impossible en musculaire pour beaucoup de pratiquants. La géométrie plus agressive, le cadre renforcé et les suspensions performantes gardent un vrai avantage dès que le terrain se complique. Le VTTAE est lourd, mais il tracte fort et garde du sens là où un VTC électrique atteint sa limite mécanique.
Le budget change sérieusement d’échelle. Un vélo électrique d’entrée de gamme démarre en général entre 1000 et 1500 €. Dans cette zone, on trouve des modèles corrects pour découvrir l’assistance, mais pas toujours des composants durables si l’usage est intensif. Entre 1500 et 3000 €, l’offre devient nettement plus intéressante, avec une meilleure batterie, une finition plus sérieuse et des périphériques plus cohérents. Au-delà de 3000 €, on entre dans le haut de gamme, avec des cadres plus raffinés, des moteurs plus convaincants et une vraie montée en agrément.
Il faut surtout penser au coût complet. Une batterie peut coûter entre 500 et 1000 € à remplacer après 3 à 5 ans selon l’usage, le stockage et le nombre de cycles. Une révision annuelle sérieuse se situe souvent entre 100 et 200 €. Ajoute casque, antivol, éclairage et éventuelle bagagerie : l’addition grimpe vite de 200 à 500 €. Beaucoup regardent seulement le prix d’achat. C’est une erreur classique. Le bon raisonnement, c’est le coût sur plusieurs saisons.
Le choix dépend alors de trois questions brutales. Roules-tu surtout sur route et chemin lisse ? Transportes-tu parfois des affaires ou un enfant ? Cherches-tu du confort plus que de la technicité ? Si oui, le VTC électrique garde l’avantage. En revanche, si tu veux franchir, grimper, rouler en forêt ou sur des parcours vallonnés avec de vraies irrégularités, le VTT électrique s’impose. L’assistance ne fait pas disparaître la vocation du vélo. Elle la renforce.
Ce débat sur les usages n’est pas isolé. Dans d’autres univers mécaniques aussi, le bon choix vient du bon scénario d’usage et non d’une fiche séduisante, comme on le voit dans cet avis détaillé sur un véhicule pensé pour un certain type de trajet. Le parallèle est clair : une machine peut être excellente, mais mauvaise pour toi. Et à ce niveau de budget, se tromper coûte bien plus que quelques sorties ratées.
🔋 Verdict technique : l’électrique ne remplace pas le bon sens. Il amplifie juste le choix de départ.
Comment choisir le bon vélo selon ton profil, ton budget et ton usage réel
Pour choisir proprement, il faut arrêter de penser en catégorie abstraite et partir de ton agenda. Combien de sorties par semaine ? Quelle part de route ? Quel niveau d’envie sportive ? Quel besoin de transport ? Un cycliste qui roule 12 km par jour pour le travail, plus une balade tranquille le dimanche, n’a pas les mêmes besoins qu’un amateur de singles forestiers. Le meilleur conseil reste brutal mais juste : note tes trajets réels pendant 15 jours. Le bon vélo apparaît souvent tout seul.
Voici une base simple pour décider sans te perdre :
- 🟢 Choisis un VTC si tu roules surtout en ville, sur route, voies vertes et chemins stabilisés.
- 🟤 Choisis un VTT si tu cherches du grip, des suspensions et une vraie aisance hors route.
- 💼 Prends un VTC équipé si tu veux garde-boue, porte-bagages et confort quotidien.
- ⛰️ Prends un VTT semi-rigide si tu veux un usage sportif sans exploser ton budget.
- 🔌 Passe à l’électrique si ton parcours comporte du relief, des distances régulières ou une contrainte physique.
- 💶 Garde une marge de 15 à 20 % pour casque, antivol, entretien et pièces d’usure.
Le budget doit rester cohérent avec la pratique. Pour un usage détente, un VTC à 500 € bien choisi vaut mieux qu’un VTT mal adapté à 900 €. Pour de la sortie engagée, un VTT d’entrée de gamme à 300 € peut vite montrer ses limites en rigidité, en freinage et en durabilité. Il faut donc viser juste. En général, la zone la plus saine pour éviter les déceptions se situe souvent entre 600 et 1200 € en musculaire pour un achat sérieux, selon la catégorie choisie.
Ne néglige pas l’essai. Sur le papier, deux vélos peuvent sembler proches. Sur le guidon, c’est une autre histoire. Une selle mal adaptée, un poste de pilotage trop long, un vélo qui paraît “mort” à la relance ou au contraire trop vif, tout cela se sent en quelques minutes. Les sensations ne mentent pas. C’est encore plus vrai si tu hésites entre polyvalence et pratique engagée. Un essai de 20 minutes vaut parfois mieux que 2 heures de lecture.
La sécurité a aussi son rôle. Si le vélo sert aux déplacements urbains, il faut penser éclairage, freinage, visibilité et comportement dans le trafic. Ceux qui reprennent le guidon après des années ont tout intérêt à revoir certains réflexes, par exemple via ce contenu sur les bases utiles de la sécurité routière. Un vélo bien choisi mais mal utilisé reste un mauvais calcul. La machine ne pardonne pas toujours une erreur de lecture du contexte.
Au fond, ce guide complet mène à une idée simple. Si tu veux une machine agréable tous les jours, pratique, roulante et apaisante, vise le VTC. Si tu veux un vélo qui accepte les sentiers, les racines, les pierres et les sorties plus physiques, vise le VTT. Entre les deux, il existe des compromis, bien sûr. Mais les compromis n’excellent jamais partout. La vraie intelligence consiste à acheter pour ce que tu fais vraiment, pas pour ce que tu imagines faire trois fois par an.
💡 Dernier repère utile : le bon vélo n’est pas celui qui impressionne en vitrine, c’est celui qui sort du garage sans effort mental.
Questions fréquentes pour choisir entre un VTC et un VTT
Les hésitations reviennent souvent autour des mêmes points : confort, budget, chemins, assistance électrique et entretien. Voici des réponses nettes, utiles et directement applicables.
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Pour un usage mixte avec route, piste cyclable et chemins peu accidentés, le VTC est généralement le meilleur choix. Ses roues de 28 pouces, ses pneus intermédiaires de 28 à 35 mm et sa position droite offrent un bon compromis entre confort, rendement et polyvalence.
Le VTT est-il plus confortable qu’un VTC ?
Sur terrain dégradé, oui. Grâce à ses pneus larges, ses crampons et parfois sa fourche suspendue, le VTT absorbe mieux les chocs. Sur route ou trajet quotidien, le VTC reste souvent plus reposant avec sa posture plus verticale et son équipement orienté confort.
Quel budget prévoir pour un bon VTC ou un bon VTT ?
En musculaire, compte environ 250 à 500 € pour un VTC simple, 300 à 600 € pour un VTT d’entrée de gamme, puis 600 à 1500 € pour viser un achat plus sérieux. En électrique, la fourchette réaliste démarre autour de 1000 € et monte facilement au-delà de 3000 €.
VTC ou VTT électrique : lequel est le plus adapté au quotidien ?
Le VTC électrique convient mieux au quotidien si tu roules en ville, sur route ou sur chemins roulants. Il accepte plus facilement garde-boue, porte-bagages et accessoires. Le VTT électrique devient plus pertinent si ton parcours comporte du relief, des obstacles ou des sentiers techniques.
Comment savoir si je me trompe de catégorie de vélo ?
Si ton vélo te fatigue sur ton trajet habituel, si tu roules lentement sans plaisir, ou si tu évites certains parcours par manque de confiance, c’est souvent le signe d’un mauvais choix. Un VTT utilisé presque uniquement sur route ou un VTC poussé sur terrain cassant montrent vite leurs limites.

Lionel – Rédacteur en chef & fondateur d’Auto-DeuxRoues.fr
Passionné de moto depuis l’âge de 14 ans et titulaire d’un plateau A depuis 2001, Lionel a roulé plus de 300 000 km sur tous les terrains, de la piste au désert. Spécialiste du contenu digital automobile, il décortique chaque modèle par modèle, sans langue de bois ni pub déguisée.
Auto-DeuxRoues, c’est sa vision : franc, technique et 100 % indépendant.
